Ready made photographique
Le ready-made photographique est un travail sur l’objet fini, une nature morte moderne, un regard qui esthétise, mais aussi, et surtout qui questionne ! Publicité et/ou photographie d’art, ces images de très haute résolution (150 à 500 millions pixels) interrogent le spectateur.
Genèse
Ce travail initié il y a plus de 10 ans a été commencé dans le cadre d’une démarche d’exploration photographique de mon univers quotidien d’étudiant. Enfermé dans un espace relativement restreint pour « étudier ma médecine », mon champ photographique s’en est retrouvé d’autant plus réduit. Commence alors un témoignage des objets de mon quotidien, qui sont en cette période les seuls éléments que j’ai le temps de photographier.
Je compose des séries sur différents thèmes, nourriture, vêtements, homme et femmes, médecine, chirurgie, cuisine. Certaines séries mélangent les genres dans une démarche iconoclaste (nourriture et chirurgie), d’autres mélangent les objets, parfois le geste qui accompagne l’objet. Mais au-delà de l’esthétisme résolument nouveau, il existe surtout une démarche de questionnement sur le regard que nous portons à ces objets quotidiens.
- Pourquoi cette association harmonieuse graphique est dérangeante une fois les objets reconnus?
- Pourquoi n’avons-nous jamais remarqué la beauté de cet objet de notre quotidien?
- Mais qu’est-ce que c’est? A mais si bien sûr…..

Contexte artistique
Marcel Duchamp par ses ready-made nous a amené à contempler l’objet d’un point de vue de sa plastique plutôt que d’un point de vue fonctionnel.
Avec le ready-made photographique, le type d’images produites permet donc de se détacher de la fonctionnalité première de l’objet et de s’attacher à son rendu.
La technique utilisée ajoute la gestion particulière de la profondeur de champ, qui permet de jouer intensément sur la zone de flou qui sert à la fois à la forme de l’image, mais également rejoignant ici la photographie classique à mettre en valeur les zones de netteté.
Elle permet également d’associer des objets ayant une cinétique de vie différente en les figeant dans l’instant à la différence des ready-made classiques s’intéressant uniquement à l’objet industriel volontairement, mais également à cause des contraintes de la conservation des objets. Ainsi, la possibilité de fixer l’association d’objets durables (boîtes de conserve) et d’autres périssables à court terme (tomates), permet de prolonger le champ historique du ready-made.








Votre avis est le bienvenu